Un CRM et un logiciel de suivi de dossiers clients ne répondent pas au même besoin.
Le CRM intervient principalement dans la gestion de la relation commerciale : prospects, opportunités, relances, contacts et pipeline de vente.
Le logiciel de suivi de dossiers intervient davantage dans l’exécution du travail : missions, documents, notes, décisions, historique et contexte du client.
Pour un consultant indépendant, la confusion entre ces deux catégories peut conduire à utiliser un CRM trop complexe pour gérer son activité quotidienne, ou au contraire à disperser le suivi des dossiers entre plusieurs outils.
La bonne question n’est donc pas de savoir quel logiciel possède le plus de fonctions. Il faut déterminer quelle information vous cherchez à organiser et à quel moment de la relation client.
À quoi sert réellement un CRM ?
CRM signifie Customer Relationship Management, ou gestion de la relation client.
Son rôle principal est généralement de suivre la relation commerciale avec une personne ou une entreprise avant, pendant et parfois après la vente.
Un CRM permet notamment de gérer :
- les prospects ;
- les coordonnées des contacts ;
- les opportunités commerciales ;
- les différentes étapes d’un pipeline ;
- les relances ;
- les rendez-vous commerciaux ;
- les propositions envoyées ;
- certaines automatisations marketing ou commerciales.
Pour un consultant qui réalise régulièrement de la prospection, reçoit de nombreux leads ou suit plusieurs opportunités simultanément, un CRM peut être très utile.
Il répond notamment à des questions comme :
Quels prospects dois-je relancer ?
Quelle proposition commerciale est encore en attente ?
À quelle étape se trouve cette opportunité ?
Quel montant de chiffre d’affaires potentiel se trouve actuellement dans mon pipeline ?
Ce sont des questions commerciales.
Elles sont importantes, mais elles ne couvrent pas nécessairement le suivi du travail une fois la mission commencée.
À quoi sert un logiciel de suivi de dossiers clients ?
A logiciel de suivi de dossiers clients commence là où le CRM devient souvent moins central.
Une fois qu’un client travaille effectivement avec vous, d’autres questions apparaissent :
Sur quelle mission travaillons-nous ?
Quels documents concernent ce dossier ?
Qu’avons-nous décidé lors du dernier échange ?
Pourquoi cette option avait-elle été retenue ?
Où le dossier s’est-il arrêté ?
Quelle information dois-je retrouver avant le prochain rendez-vous ?
Le sujet n’est plus seulement la relation commerciale.
Il devient la continuité du travail.
Le logiciel doit alors permettre de conserver et relier les informations produites pendant la mission : documents, notes, missions, observations, décisions et activité du dossier.
CRM et suivi de dossiers clients : la différence essentielle
La différence peut être résumée simplement :
| Need | CRM | Logiciel de suivi de dossiers |
|---|---|---|
| Prospecter | Yes | Non prioritaire |
| Gérer des leads | Yes | Non |
| Suivre des opportunités | Yes | Non |
| Organiser un pipeline commercial | Yes | Non |
| Planifier des relances commerciales | Yes | Non prioritaire |
| Gérer les clients actifs | Oui, selon le CRM | Yes |
| Organiser les missions | Parfois | Yes |
| Relier notes et documents à un dossier | Variable | Central |
| Conserver le contexte d’une décision | Variable | Central |
| Suivre l’évolution d’un dossier | Variable | Yes |
| Reprendre un ancien dossier | Possible | Fonction principale |
Un CRM est donc généralement orienté vers :
relation → vente → opportunité
Un logiciel de suivi de dossiers est davantage orienté vers :
client → mission → travail → contexte
Les deux catégories peuvent se recouvrir partiellement, mais leur logique reste différente.
Pourquoi un CRM peut devenir insuffisant après la signature
Prenons un cas simple.
Un prospect devient client.
Dans le CRM, vous disposez probablement déjà :
- du nom de l’entreprise ;
- des coordonnées ;
- de l’historique commercial ;
- des échanges initiaux ;
- du montant de l’opportunité ;
- du statut de la vente.
La mission commence ensuite.
Quelques semaines plus tard, vous produisez plusieurs documents, participez à des réunions, prenez des notes et proposez différentes options au client.
À ce stade, ce qui devient important n’est plus seulement :
Qui est ce client ?
mais :
Que s’est-il passé dans son dossier ?
Vous devez progressivement conserver le contexte du travail.
Un CRM peut parfois être adapté pour gérer ces informations, mais cela dépend fortement de sa conception et de son niveau de personnalisation.
Dans de nombreux cas, le consultant finit par utiliser parallèlement :
CRM + Finder + Notes + Mail + calendrier
Le problème n’est alors plus l’absence d’informations.
C’est leur dispersion.
Quand un CRM pour consultant indépendant est pertinent
A CRM pour consultant indépendant est particulièrement utile lorsque l’activité repose sur une prospection régulière.
C’est notamment le cas lorsque vous devez :
- gérer plusieurs dizaines de prospects ;
- suivre un cycle de vente relativement long ;
- envoyer régulièrement des propositions ;
- send follow-up reminders; ;
- savoir quelles opportunités peuvent aboutir ;
- mesurer votre activité commerciale.
Dans cette situation, le pipeline constitue un objet important de votre activité.
For example:
Nouveau prospect
↓
Premier échange
↓
Qualification
↓
Proposition envoyée
↓
Négociation
↓
Signé
Un CRM est parfaitement adapté à cette logique.
Il permet de savoir immédiatement où se trouve chaque opportunité.
Quand un logiciel de suivi de dossiers clients devient plus pertinent
Le besoin change lorsque la majeure partie de votre travail se déroule après la signature.
A logiciel de suivi de dossiers clients est particulièrement pertinent lorsque :
- vos missions durent plusieurs semaines ou plusieurs mois ;
- un client peut avoir plusieurs dossiers ;
- plusieurs documents doivent être rattachés à une mission ;
- vous prenez régulièrement des notes ;
- certaines décisions doivent rester compréhensibles avec le temps ;
- des clients reviennent plusieurs mois après la fin d’une mission ;
- vous devez reprendre rapidement un dossier sans tout relire.
Dans ce cas, le cœur du problème n’est plus le pipeline commercial.
C’est la continuité.
Exemple : le même client vu par un CRM et par un système de dossiers
Prenons un consultant qui accompagne une entreprise sur une réorganisation.
Dans le CRM
Il peut retrouver :
Client : Martin Company
Contact: Claire Martin
Opportunité : Mission de réorganisation
Montant : 8 000 €
Statut : Gagnée
Date de signature : 12 janvier
Ces informations répondent parfaitement au besoin commercial.
Dans le suivi du dossier
Le consultant doit ensuite pouvoir retrouver :
Mission : Réorganisation opérationnelle
Documents :
- audit initial ;
- organigramme ;
- propositions ;
- présentation finale.
Notes :
- contraintes identifiées ;
- observations après réunion ;
- points restant à vérifier.
Décision :
- scénario B retenu ;
- scénario A écarté en raison du coût et du délai.
Activité :
- réunion initiale ;
- réception des documents ;
- présentation des scénarios ;
- décision finale.
Ce deuxième ensemble d’informations décrit le travail réellement réalisé.
C’est précisément là que les deux catégories divergent.
Faut-il choisir entre CRM et logiciel de dossiers ?
Not necessarily.
Pour certains consultants, les deux outils sont complémentaires.
Une organisation cohérente peut fonctionner ainsi :
PROSPECT
↓
CRM
↓
VENTE SIGNÉE
↓
DOSSIER CLIENT
↓
Logiciel de suivi de dossiers
Le CRM gère la relation avant la mission.
Le système de dossiers prend ensuite le relais pour gérer le travail.
Cela évite d’essayer de transformer un seul outil en plateforme universelle.
Le risque d’un système « tout-en-un »
La tentation consiste souvent à rechercher une application capable de gérer simultanément :
- prospection ;
- CRM ;
- tâches ;
- documents ;
- facturation ;
- projets ;
- notes ;
- automatisations ;
- collaboration ;
- reporting.
Cette approche peut être pertinente pour une entreprise structurée autour d’un outil central.
Elle peut aussi devenir excessive pour un professionnel indépendant.
Chaque fonction ajoutée introduit :
- de nouveaux réglages ;
- de nouvelles vues ;
- davantage de données à maintenir ;
- plus de temps de configuration.
Un consultant indépendant doit donc se demander si cette complexité produit réellement un gain.
Un logiciel très complet n’est pas automatiquement un logiciel plus efficace.
Où se situe Mnémosyne ?
Mnémosyne n’est pas conçu comme un CRM commercial.
Il ne cherche pas à remplacer un pipeline de prospection ou un outil de gestion des leads.
Mnémosyne se concentre sur une autre partie du travail :
le dossier professionnel une fois que le contexte doit être conservé.
L’application macOS permet notamment d’organiser :
- des clients ;
- assignments; ;
- documents; ;
- working notes; ;
- l’activité associée aux dossiers ;
- the relationships between these various elements.
L’objectif est de conserver les informations nécessaires pour comprendre et reprendre un dossier dans le temps.
Un consultant peut ainsi rattacher une note à un client ou une mission, ajouter les documents correspondants puis retrouver ces éléments depuis le même environnement.
Mnémosyne ne cherche donc pas à devenir un CRM plus léger.
Il répond à un autre problème :
conserver le travail réalisé et le contexte qui permet encore de le comprendre.
Exemple d’organisation CRM + Mnémosyne
Prenons un cycle complet.
Avant la signature
Le consultant utilise son CRM pour :
identifier le prospect, suivre les échanges commerciaux, planifier une relance et enregistrer la proposition.
Après la signature
Une fois la mission acceptée, le consultant crée le client ou le dossier dans Mnémosyne.
Il peut ensuite :
créer la mission, importer les documents utiles, conserver des notes après les échanges importants et suivre l’activité du dossier.
Plusieurs mois plus tard
Le client revient.
Le CRM permet de retrouver la relation commerciale initiale.
Mnémosyne permet de retrouver le travail qui avait été réalisé :
- les missions ;
- les documents ;
- les notes ;
- le contexte du dossier.
Les deux outils ne sont donc pas nécessairement concurrents.
Ils peuvent intervenir à deux moments différents.
Comment choisir entre les deux ?
Le choix peut partir d’une question simple :
Quel problème me fait aujourd’hui perdre le plus de temps ?
Si votre difficulté est :
« Je ne sais plus qui relancer ni où en sont mes opportunités »
vous avez probablement besoin d’un CRM.
Si votre difficulté est :
« Je retrouve le client, mais je dois reconstruire tout ce que nous avions fait »
vous avez davantage besoin d’un système de suivi de dossiers.
Si vous rencontrez les deux problèmes, l’utilisation de deux outils spécialisés peut être plus rationnelle qu’un seul logiciel extrêmement complexe.
Les questions à se poser avant de choisir un outil
Avant d’adopter un CRM ou un logiciel de dossiers clients, vérifiez notamment :
- Votre activité dépend-elle fortement de la prospection ?
- Combien de prospects gérez-vous simultanément ?
- Combien de clients actifs suivez-vous ?
- Un client peut-il avoir plusieurs missions ?
- Produisez-vous beaucoup de documents ?
- Prenez-vous des notes pendant les missions ?
- Avez-vous régulièrement besoin de revenir sur d’anciens dossiers ?
- Le contexte des décisions est-il important dans votre activité ?
- Travaillez-vous seul ou en équipe ?
- Avez-vous réellement besoin d’automatisations commerciales ?
Ces réponses permettent généralement de déterminer rapidement quel type d’outil doit être prioritaire.
Frequently asked questions
Un consultant indépendant a-t-il besoin d’un CRM ?
Pas systématiquement.
A CRM pour consultant indépendant devient surtout pertinent lorsque la prospection, les relances et le suivi d’opportunités occupent une place importante dans l’activité.
Un consultant travaillant principalement par recommandation avec peu de prospects simultanés peut avoir des besoins commerciaux beaucoup plus simples.
Un logiciel de dossiers clients remplace-t-il un CRM ?
Not necessarily.
Il organise principalement le travail lié aux clients actifs, tandis qu’un CRM organise généralement la relation commerciale et les opportunités.
Peut-on utiliser Mnémosyne avec un CRM ?
Yes.
Mnémosyne peut être utilisé pour gérer le contexte des dossiers et des missions tandis qu’un CRM reste dédié aux prospects et au pipeline commercial.
Mnémosyne contient-il un pipeline commercial ?
No.
Mnémosyne n’est pas conçu autour d’un pipeline de prospection.
Quelle est la principale différence entre CRM et suivi de dossiers ?
Le CRM répond principalement à :
Quelle est ma relation commerciale avec ce contact ?
Le suivi de dossiers répond plutôt à :
Qu’avons-nous fait pour ce client et quel est le contexte de son dossier ?
Conclusion
Un CRM et un logiciel de suivi de dossiers clients ne sont pas deux versions du même produit.
Ils répondent à deux problèmes différents.
Le CRM est particulièrement adapté pour organiser la prospection, les opportunités et la relation commerciale.
Le logiciel de suivi de dossiers devient plus pertinent lorsque l’enjeu est de conserver les missions, les documents, les notes et le contexte du travail réalisé.
Pour un consultant indépendant, la distinction est importante.
Le bon outil n’est pas nécessairement celui qui fait tout.
C’est celui qui évite de perdre du temps sur le problème réellement rencontré.
Mnémosyne se positionne volontairement sur le suivi du travail et la continuité des dossiers clients, et non sur la gestion du pipeline commercial.